gouter la vie
Posté le 14.07.2008 par blackpurple
gardes moi dans ton coeur...
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Posté le 15.06.2008 par blackpurple
Posté le 17.05.2008 par blackpurple
de mes propres ailes, je vole sur ton âme, sur ton coeur...
Posté le 22.04.2008 par blackpurple
11
Faire les courses n’est pas ce pur moment d’allégresse tel qu’on le vante dans les reportages. Souvent il y a du monde, les poignées de sacs plastiques vous scient les phalanges et la petite monnaie ne vient pas… Non, le parfait mouvement de grâce dans les commissions c’est au moment de déposer les vivres fraîches dans la cuisine. Tout est là en vrac, une symphonie à venir, tout est frais, tout sent bon, le beurre, la viande, les herbes et les légumes, mais par-dessus tout ce qui fait craquer c’est le pain quand on le sort de son papier. On n’y résiste pas, on rompt un bout, on l’accompagne avec tout. Un morceau de beurre, pour commencer, puis de fromage, juste pour goûter, et le saucisson, tant qu’à faire, voir s’il est vraiment sec, avec juste une petite goutte de vin, rien que pour le goût, et un bout de pain encore. Après quoi on lance la cuisson du rôti, on re-goûte une petite rondelle de saucisson, cette fois-ci avec un cornichon, pour voir… C’est comme ça qu’on mange en faisant la cuisine, on se régale avant le repas, avec soi.
PAR SERGE JONCOUR
Posté le 22.04.2008 par blackpurple
10
Plaisir d’été : s’allonger dehors, la nuit, dans une couverture et regarder les étoiles.
PAR CHRISTOPHE ANDRÉ
Posté le 22.04.2008 par blackpurple
9
Sans le cri de la mouette, le parfum de l’embrun, les cuisses dorées des baigneuses qui chevauchent les vagues, sans les nuages, sans le sable doux et le vent coulis, sans le crabe qui s’enfuit et doucement, sur la langue, la crêpe au froment, où serait le plaisir de la mer ? Petit plaisir, simple plaisir, plaisir joyeux, le plaisir ne commence que lorsqu’il est nombreux, plusieurs, ensemble et en même temps. Lourd porteur d’angoisses, il me faut pour m’envoler loin de la réalité qui empoisonne les sens, de nombreux plaisirs sous les ailes. Dans le plastique d’un écouteur, Mozart résonne à l’oreille, je suis là devant Beaubourg et puis le livre de Queneau dans la vitrine, désir soudain de cette femme qui traverse, la lenteur de la Seine au loin et ce souvenir si drôle, tout en un instant, le même, unique, parce multiple et Paris devient plaisir. Après tout, jouir ne s’est jamais écrit avec une seule lettre.
PAR JEAN-MICHEL RIBES
Posté le 20.04.2008 par blackpurple
8
Plaisir de printemps : s’enivrer de l’odeur de l’herbe fraîchement coupée, du chant des oiseaux.
PAR CHRISTOPHE ANDRÉ
Posté le 20.04.2008 par blackpurple
7
De mes mains sur son corps je dessine des arabesques, du bout des doigts, des dix yeux ouverts au tranchant de mes ongles. Je suis en adolescence, chaque fois que je me donne le lent loisir d’exciter mon amant par des caresses d’exploratrice. Souvent parmi les autres, dans une pièce bruissante de musiques, de rires, de conversations hachées, des souffles et des baisers gratuits de la jeunesse, à demi allongés sur une banquette, on parvenait à la jouissance tout habillés, par la grâce de nos corps serrés l’un contre l’autre et de nos paumes amoureuses. Sous les tissus, je descendais le long de son dos, y remontais et en redescendais, traçant de la nuque au coccyx des S appuyés, sensibles, retenant notre commune impatience, de son torse à son pubis sous les boutons du jeans, où le souffle coupé, tourner dans la forêt autour de l’objet sacré, finir par l’effleurer, flirter avec sa si dure douceur, puis l’empoigner, l’emmener là où le désir se met à galoper. La scène se reproduit, l’amour de l’homme je l’ai dans la peau, pour la vie.
PAR ALINA REYES
Posté le 20.04.2008 par blackpurple
6
Aller au cimetière, un jour de soleil et de tranquillité intérieure. Voir que c’est un lieu de paix et de repos. Regarder la mort en en face jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de peur ni de douleur, mais juste une curiosité tranquille. Vers où ? Vers quoi ?
PAR CHRISTOPHE ANDRÉ
Posté le 20.04.2008 par blackpurple
5
Regarder passer les nuages un jour de ciel changeant.
PAR CHRISTOPHE ANDRÉ